CHIRURGIEN OPHTALMOLOGISTE
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La dyspraxie chez l’enfant

En savoir plus pour bien l’accompagner !

La dyspraxie fait partie des troubles neurologiques chroniques qui se manifestent dès la petite enfance. Cet handicap invisible va demander à l’enfant dyspraxique une grande attention pour coordonner ses gestes du quotidien, puisque son cerveau est atteint d’une altération du lien entre le cerveau, qui donne un ordre, et son corps. Découvrez dans cet article ce qu’est la dyspraxie, puis continuez votre lecture pour avoir notre expertise sur la dyspraxie visuo-spatiale, ainsi que les solutions et suivis médicaux pour bien accompagner l’enfant dans son quotidien avec la dyspraxie !

dyspraxie chez l'enfant

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

La dyspraxie est un handicap invisible, de type neurologique, qui est à l’origine de troubles de l’organisation et de la coordination.

Ce type de handicap fait partie des troubles du langage et des apprentissages. Ces pathologies sont regroupées sous le nom de “troubles dys”, comme la dyscalculie, dyslexie, dysphasie, dysgraphie, dysorthographie… 

La dyspraxie entraîne des difficultés de planification, de conception, de l’organisation et d’exécution de gestes, d’où son appellation « la maladresse pathologique ». Ce handicap entraîne des incapacités de type total ou partiel.

En termes de chiffres, selon le site handicap.fr, la dyspraxie concerne environ 3 à 6% des enfants

L’enfant dyspraxique présente une déficience au niveau de l’automatisation gestuelle. Chaque action précise comme : écrire, se brosser les dents, faire ses lacets ou s’habiller, restent des actions difficiles. La motricité fine est réalisée avec lenteur, et l’enfant dyspraxique va coordonner ses gestes maladroitement. Une forte fatigabilité va alors s’installer, puisque ces actions lui demandent beaucoup de concentration pour compenser les difficultés liées à ces actions.

Le cerveau d’un enfant non dys va ancrer dans son cerveau des schémas qui lui permettent de réaliser des actions qui deviennent fluides et naturels. Ce développement cognitif ne se développe pas de la même façon chez l’enfant dyspraxique : ses muscles sont capables de réaliser les actions, mais ces schémas ne deviennent pas automatiques.

Il existe plusieurs formes de dyspraxie, décrites sur ce site, mais nous allons dans la suite de cet article, nous intéresser à la dyspraxie visuo-spatiale.

Qu’est ce que la dyspraxie visuo-spatiale ?

Comme son nom l’indique, la dyspraxie visuo-spatiale concerne un trouble visuel et une déficience gestuelle. Elle se caractérise par un dysfonctionnement de la coordination visuo-motrice (vision et geste).

Ce trouble spécifique s’associe aussi à un trouble spatial. C’est-à-dire qu’il se caractérise par des difficultés à comprendre et à analyser la notion d’espace.

La dyspraxie visuo-spatiale est la forme la plus fréquente de trouble dyspraxique. On évoque cette pathologie lorsque l’automatisme visuo-moteur n’est jamais pleinement acquis par l’enfant dyspraxique. La mauvaise organisation du mouvement des globes oculaires entraîne des difficultés de repérage et un trouble de la coordination.

Les enfants dyspraxiques ont une incapacité plus ou moins forte à :

  • fixer un objet ;
  • suivre un objet du regard ;
  • sélectionner et saisir une information précise dans un ensemble.

La notion d’espace s’acquiert à partir des données visuelles concernant l’environnement qui entoure l’enfant. Une défaillance au niveau du regard entraîne donc forcément des difficultés à s’orienter dans l’espace.

L’équipe COP9 vous invite donc à faire diagnostiquer votre enfant dès le début de ses apprentissages en prenant rendez-vous auprès de nos spécialistes de la vision.

Peut-on soigner la dyspraxie chez l’enfant ?

Il n’est pas possible de soigner la dyspraxie chez l’enfant. Le patient apprend à vivre avec, à pallier ses difficultés en adoptant des stratégies compensatrices. Celles-ci sont apprises auprès de professionnels dans le cadre d’une rééducation. De plus, des aménagements MDPH peuvent être mis en place pour faciliter les apprentissages scolaires.

Chez les enfants souffrants de dyspraxie visuo-spatiale, on observe de grandes difficultés à, par exemple, situer un objet par rapport à sa position ou encore, situer un objet par rapport aux autres objets, que l’environnement soit connu ou non. Si votre enfant est dyspraxique, il se peut donc qu’il ne sache pas la différence entre la gauche et la droite, ne comprenne pas les obliques, etc.

Pour reconnaître une dyspraxie visuo-spatiale, un parcours de soins coordonnés est alors mis en place un suivi :

  • en ophtalmologie pour vérifier que l’enfant n’a pas de déficit visuel est essentiel ;
  • en orthoptie neurovisuel permettra de relever les difficultés de balayage visuel et de perception visuelle ;
  • en ergothérapie pour travailler son développement moteur ;
  • en psychomotricité pour accompagner l’enfant dans ses troubles de la coordination et compenser la difficulté qu’il peut rencontrer face aux problèmes d’apprentissage.

Une prise en charge pluridisciplinaire doit être mise en place à la suite du diagnostic pour accompagner l’enfant et lui permettre les meilleures techniques de développements et apprentissages possibles.

En conclusion, il est nécessaire de poser un diagnostic pour un enfant dyspraxique : cela permet de lui offrir une rééducation efficace, et de faire face à toutes les difficultés scolaires liées à ses troubles spécifiques.Si vous recherchez plus d’informations sur les dys, mais aussi sur l’ophtalmologie et la psychomotricité, nous vous invitons à suivre nos réseaux sociaux ! Nous sommes présents sur Instagram et Facebook.

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